
Mon oncle d’Iquitos
J’ai rencontré mon grand-oncle Miguel à Iquitos, la plus grande ville de l’Amazonie péruvienne. Il a 83 ans et il est nostalgique d’une ville qui n’existe plus et qu’il n’a en réalité jamais connue.
Il paraît qu’il fut une époque où Iquitos était une ville élégante et moderne. Les gens portaient des chapeaux et il y avait, me dit-il, enthousiaste, de vrais glaciers italiens ! Une époque où l’extraction du caoutchouc permettait les constructions de beaux immeubles qui donnaient des airs d’Europe à cette île au milieu de l’Amazone. Mais le caoutchouc donna lieu aussi à une grande exploitation et à l’extermination de 30 000 indiens.
Cette époque est révolue, et comme ses constructions coloniales, la ville tomba dans une lente décrépitude. Mais la splendeur d’Iquitos survit encore un peu au travers de sa lumière si particulière.

Quand la vocation appelle
Les autobiographies abondent et sont très à la mode. Dans le monde de la danse, plusieurs étoiles ont déjà publié leur bio. Mais si je recommande celle-ci c’est parce que cette autobiographie d’Aurélie Dupont n’est pas seulement un récit fluide, elle se déploie comme si on regardait un film. Il y a bien sûr tous les ingrédients de ce genre de parcours : la passion, la discipline et l’obsession. Mais elle parle aussi de création, d’art.